Louis de Beaufront, le premier Français ayant appris l'espéranto
puis ayant assuré la diffusion, fonde en 1898 la Société
pour la propagation de l'espéranto (SPPE).
En 1905, l'association, devenue Société
française pour la propagation de l'espéranto (SFPE), organise le premier
congrès mondial d'espéranto à Boulogne-sur-Mer.
Dès l'année suivante, sont fondés à Paris, mais
avec vocation internationale, le « Centra Oficejo » chargé entre
autres de l'organisation de congrès annuels, le Comité linguistique,
qui allait devenir l'Académie d'espéranto et, à la suite
du mécénat de Hachette, plusieurs maisons d'éditions qui
commencent à doter l'espéranto d'une riche culture littéraire,
grâce à des traductions et des uvres originales.
Malheureusement,
en 1914, la guerre mondiale déclarée le jour de l'inauguration
du congrès mondial d'espéranto à Paris marquera un frein à la diffusion
de l'espéranto.
Entre les deux guerres, l'association renaît très vite et atteint
une reconnaissance officielle dans plusieurs domaines. Elle se développe en
particulier grâce à la radio et à l'autorisation d'enseigner
la langue internationale dans les écoles. La manifestation la plus brillante
est l'organisation d'une conférence internationale à Paris : « l'espéranto
dans la vie moderne » à laquelle participent plusieurs ministres
en 1937.
Depuis 1945, le mouvement national s'est reformé sous le sigle d'Union
française pour l'espéranto (UFE), association qui, malgré
l'absence de soutien officiel et la concurrence économique de l'anglais,
a beaucoup contribué à développer la pratique de l'espéranto
et à faire connaître les avantages d'une langue internationale
neutre et apte à être utilisée en toutes circonstances,
aussi bien par des hommes de lettres, des politiques ou des scientifiques.
En juin 2000, l'Union française pour l'espéranto a pris le nom
d'Espéranto-France.
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